20.10.2008
Un couple bienheureux !

"Le bon Dieu m’a donné des parents plus dignes du Ciel que de la terre", c'est ainsi que s'exprimait, deux mois avant sa mort, Thérèse de Lisieux. Sainte thérèse aura été entendue. Louis et Zélie Martin, son père et sa mère, sont béatifiés ce dimanche en la Basilique de Lisieux. C'est la première fois dans l’histoire de l’Eglise qu’un couple ayant un enfant saint, docteur de l’Eglise, est béatifié.
Leurs vies sont connues par ce que Thérèse a écrit dans ses propres textes mais aussi grâce à une abondante correspondance entre les deux époux. Si Louis Martin est très connu depuis longtemps, son épouse fut plus discrète.
Zélie, épouse et chef d'entreprise
Zélie ne sera connue que beaucoup plus tard, quand sera publiée progressivement la correspondance familiale dans la revue Etudes et documents et Vie thérésienne. On y voit vivre une personnalité très riche, qui ne manque pas d'humour dans sa description de la vie sociale de la préfecture de Lisieux.
Durant l'occupation prussienne, elle fait preuve de compassion en se portant au secours d'un soldat prussien en détresse. C'est une femme active qui n'hésite pas à s'installer comme « fabricante de Point d'Alençon » procurant bientôt du travail à 18 ouvrières à domicile, qu'elle « aime comme sa propre famille ».
Ses lettres échangées avec Louis, son mari, révèlent la profonde affection qui unit le couple. Les époux consacrent un temps quotidien à la prière partagée. Tout en conservant son engagement professionnel elle met au monde neuf enfants. On peut lire dans sa correspondance : « J'aime les enfants à la folie, j'étais née pour en avoir... » Les deux époux furent confrontés à la mort en bas âge de quatre d'entre eux. Ils ont transmis à leurs cinq autres filles une foi paisible, humble et ardente. Avec elles, les deux époux utilisèrent une partie de leur temps et de leur argent à aider ceux qui étaient dans le besoin. Zélie a parlé dans ses lettres de son douloureux combat contre le cancer qui l'emporte, à 46 ans, le 28 août 1877.
Louis, un père attentif
Louis, horloger-bijoutier à Alençon, fréquentait un cercle qui réfléchissait aux obligations sociales des employeurs. Après son mariage, il quittera son métier d'horloger pour seconder Zélie dans la direction de la fabrique.
Veuf à 54 ans, il se révèle père attentif à chacune de ses filles, bientôt prêt à consentir à leur projet de vie religieuse. Après l'entrée de Thérèse au carmel, commence pour lui, à 65 ans, l'épreuve de la maladie (des troubles neuro-psychiatriques). Pendant les périodes de rémission, on le voit s'occuper des malades qui l'entourent.
A travers leur vie conjugale, familiale et professionnelle, Louis et Zélie ont fait de leur vie quotidienne quelque chose d'héroïque et de l'héroïsme quelque chose de quotidien. Ils constituent donc un point de repère pour les époux et pour chaque famille chrétienne.
Dieu notre Père,
Je te remercie de nous avoir donné
Louis Martin et Zélie Guérin,
Dans l'unité et la fidélité
du mariage, ils nous ont offert
le témoignage d'une vie chrétienne
exemplaire, en accomplissant
leurs tâches quotidiennes
selon l'esprit de l'Evangile.
En élevant une famille nombreuse,
à travers les épreuves, les deuils
et les souffrances,
ils ont manifesté leur confiance
en toi et adhéré généreusement
à ta volonté.
Seigneur,
fais-nous connaître tes desseins
à leur égard, et accorde-moi
la grâce que je te demande,
dans l'espérance que le père et la mère de sainte Thérèse
de l'Enfant-Jésus puissent un jour
être proposés en modèle
par l'Eglise aux familles
de notre temps.
Amen
23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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