13.07.2008
Pour le départ en camp...
Chères guides,
un petit rappel concernant l'organisation pour Mardi matin:
- Pour les CP, RDV à 8h au local
- Pour les autres, RDV à 8h30 sur le parking du leclerc situé en face du lycée Marillac
- Pour tout le monde PREVOYEZ UN REPAS FROID pour le déjeuner
A Mardi dans la joie et la bonne humeur !
La maîtrise
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10.07.2008
Pardonner à ses ennemis
Celle qui, il y a encore une semaine, était attachée à un arbre, après 7 ans de captivité inhumaine, tenait aujourd'hui ces propos dans La Croix :
"C'est très difficile d'aimer son ennemi. On ne peut pas aimer quelqu'un qui vous fait autant de mal. Mais je trouvais dans le Christ une espèce de tremplin. Je disais : 'Je le déteste, mais pour toi je vais arrêter de dire que je le déteste'. Et le fait de ne pas mettre ce mot de haine dans ma bouche était un grand apaisement. Je me souviens très bien de ce commandant, je le revois, alors qu'il avait été si cruel, si abominable : il s'asseyait devant moi, et je pouvais lui sourire. Je pense que j'ai réussi à pardonner véritablement. A mes geôliers, oui, mais pas seulement. On doit pardonner aux compagnons qui de temps en temps ont eu des moments difficiles, à ces amis qui ne se sont pas rappelés de vous, ces gens sur qui vous comptiez et qui vous ont fait défaut, ces personnes que vous aimiez et que vous avez entendu dire des horreurs comme : 'Si elle a été prise en otage, c'est qu'elle l'a cherché' (...). Il y a beaucoup de choses à pardonner".
Face à la violence,
"il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Béni ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur".
Ingrid Betancourt doit se rendre demain et après-demain en pèlerinage à Lourdes.
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07.07.2008
Interview exclusive d'Ingrid Betancourt : "Ma foi m'a sauvée !"
L'ex-otage la plus célèbre du monde s'est rendue au Sacré-cœur de Montmartre ce dimanche 6 juillet pour remercier Jésus et la Vierge Marie de sa libération. Après sa prière, Ingrid Betancourt s'est confiée à "Pèlerin" pour dire comment sa foi s'est manifestée dans les moments les plus douloureux de sa captivité.
C’était dimanche 6 juillet, au soir, à l’issue de la messe de 22 heures célébrée en la basilique du Sacré-Coeur qui domine Paris du haut de la butte Montmartre. Ingrid avait tenu à faire ce pèlerinage avec ses proches : ses enfants Mélanie et Lorenzo, sa mère Yolanda, sa sœur Astrid, et quelques autres. Parce qu’elle voulait tenir une promesse faite durant sa captivité : remercier d’abord et avant tout Jésus et la Vierge Marie de lui avoir rendu sa liberté.
C’est dans la chapelle située derrière le chœur de la basilique qu’elle et sa famille ont prié. Malgré l’heure tardive et la fatigue, Ingrid a accepté de se confier aux lecteurs de Pèlerin, pendant plus d’une demi-heure. Elle a dit la foi qui l’a soutenue dans l’épreuve, son amour pour Jésus et Marie, ses lectures de la Bible et de l’Evangile qui lui ont donné la force de ne pas céder à la haine contre ses geôliers.
+ Votre premier geste de femme libre a été un signe de croix, votre premier mot a été pour remercier Dieu et la Vierge Marie. Pourquoi avez-vous éprouvé ce besoin ?
Alors que j’étais en captivité, j’avais pris la résolution, lorsque le moment viendrait d’être libre, de remercier en premier le Seigneur. Pourquoi ? Parce que si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Etre otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.
Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Béni ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur.
Bien sûr, je reconnais que lorsque l’ennemi est atroce, c’est difficile d’être fidèle à cette parole. Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer «Béni ton ennemi» –alors que j’avais envie de dire tout le contraire– c’était magique, il y avait comme une espèce de… de soulagement. Et l’horreur disparaissait, tout simplement. Des choses comme celle-là, je pourrais vous en raconter des jours durant. Je sais, je sens, qu’il y a eu une transformation en moi et cette transformation, je la dois à ce contact, à cette capacité d’écoute de ce que Dieu voulait pour moi. Ce fut un dialogue constant avec Dieu à travers l’Evangile !
+ Cette foi qui vous a porté durant toutes ces années était-elle là dès le premier jour ? Y a-t-il eu un événement spécial ? Une pensée particulière qui vous a tournée vers Dieu ?
Je vais vous raconter une histoire en deux temps, qui me ferait presque rire tant je me souviens parfaitement de ces épisodes. Au début de ma captivité, je me suis dit : «Bon, tu vas passer des mois et des mois ici, alors autant lire la Bible», que je ne connaissais pas. En l’ouvrant, je tombe sur les épîtres de saint Paul. Je le cite de mémoire, c’est à peu près cela : «Tu peux solliciter ce que tu veux, de toute façon le Saint-Esprit sollicitera mieux car il sait mieux que toi ce dont tu as besoin.» Quand j’ai lu ça, je me suis écriée : «Mon Dieu, c’est bien, mais ce que je veux, moi je le sais, c’est être libre !» Six ans après, en relisant la même épître, j’ai enfin compris : «Heureusement que le Saint-Esprit est là pour prier pour moi, car je suis incapable de demander ce qu’il faut.» Voilà…
+ Et cette foi ne vous a pas quittée ? N’avez-vous jamais ressenti des moments d’abandon, de solitude ?
La première année, c’est vrai, j’étais en lutte contre Dieu. Je lui en voulais terriblement de la mort de mon père. Je lui disais : «Pourquoi m’as-tu fait ça alors que tu sais que je t’adore ? Pourquoi me punis-tu ?» Et puis j’ai compris qu’il fallait Le remercier de l’avoir pris, car jamais papa n’aurait pu supporter ces six années d’horreur. Alors oui, je peux dire que ma foi a continuellement grandi.
C’est curieux, mais c’était comme si des choses se passaient pour que j’en comprenne d’autres. Il faut que je vous raconte ma découverte de Marie. Papa avait une grande dévotion pour la Vierge alors que moi, je dois dire qu’à l’époque, je trouvais Marie un petit peu… bébête. Disons que ce n’était pas vraiment l’image d’une femme qui me faisait rêver.
Et puis, en captivité, j'ai relu les Evangiles et je suis tombée en admiration devant elle. Sans doute parce que pour comprendre la Vierge, il faut avoir vécu, acquis une certaine maturité. Et je commence à trouver vraiment sensationnelle cette jeune fille qui accepte d’avoir un enfant alors qu’elle avait un plan de vie totalement différent. Elle court tous les risques. Pour beaucoup de chrétiens, ce sont des choses bien connues, mais pour moi, c’était une découverte. Je découvre une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour…
Je vais vous dire : je suis tombée, comme disent les Canadiens, en amour devant Marie en lisant l’évangile de saint Jean, lorsqu’il raconte les noces de Cana. Je trouve ce dialogue entre Marie et Jésus extraordinaire. Cette complicité entre eux, c’est génial. Malgré toutes les raisons que Jésus oppose à sa mère, elle sait déjà qu’il va faire ce qu’elle veut, qu’il transformera l’eau en vin des noces par amour pour elle. En lisant ce passage, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma relation avec mon fils, Lorenzo.
+ Vous avez tenu à venir, ce soir, à la basilique du Sacré-Cœur. Quel sens donnez-vous à ce pèlerinage ?
Pendant près de sept ans, j’ai fait beaucoup de promesses à la Vierge et je vais vous raconter une chose d’une importance particulière pour moi. Le 1er juin, j’écoutais Radio Catolica Mundial et j’apprends que le mois de juin est celui où l’on célèbre le Sacré-Cœur. Or, la dernière fois que j’ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Cœur. Papa m’a alors pris la main, a regardé l’image et a demandé : « Sacré-Cœur, prends soin de mon cœur, prends soin de mon enfant. » Aussi, quand j’ai entendu parler du Sacré-Cœur à la radio, j’ai aussitôt tendu l’oreille.
Sur l’instant, je n’ai pas bien saisi l’histoire de sainte Marguerite-Marie –en fait, je viens juste d’apprendre son nom. Mais j’ai compris que si, comme elle, on se dévouait au Sacré-Cœur, on recevait des bénédictions. Je me souviens d’une bénédiction, en particulier, celle de Jésus promettant de toucher les cœurs durs qui nous font souffrir. Alors, j’ai fait cette prière : « Mon Jésus, je ne t’ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j’ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement “se consacrer au Sacré-Cœur”, mais si tu m’annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi. » Et le 27 juin, un commandant de la guérilla rentre au campement et nous ordonne de préparer nos affaires, car peut-être l’un d’entre nous va être libéré. Quand il a parlé, j’ai pensé : « Voilà ! Il est au rendez-vous. » Ma libération s’est déroulée de manière très différente, mais le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle.
Lire l'interview intégrale d'Ingrid Betancourt dans Pèlerin n°6554, en kiosque dès le 10 juillet. Elle en dit plus sur les retrouvailles avec ses proches, sur Marie et sur la Bible qui lui ont permis de supporter les souffrances de sa détention, sur son témoignage de foi auprès des autres prisonniers.
21:12 Publié dans Blog, Textes et prières | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.07.2008
Ingrid Bétancourt : "Mon Jésus ... je serai toute à toi !"
Témoignages de noblesse et de foi, lus sur le net,
avec quelques ajouts, corrections et mises-à-jour
de Messire l'Aumônier :

Quel otage avait déja pensé à déclarer, le jour de sa libération de 7 ans de captivité : "J'irai au Vatican dès qu'on me dira que je peux embrasser le pape, même si on n'embrasse pas le pape !". "L'idée de toucher le pape, c'est être un petit peu plus près de Dieu, c'est une façon de dire "merci". La date n’est pas encore fixée. Mais le porte parole du Vatican a fait savoir que “le souhait respectable et compréhensible de Madame Betancourt d’être reçue par le pape“ sera honoré “dès que les engagements du Saint-Père le permettront“.
Catholique depuis toujours grâce à sa famille, bien que non sans quelques errements dans sa vie politique, Ingrid Betancourt estime aujourd'hui que sa libération est un “miracle de la Vierge“. A sa sortie de l’avion, son premier geste a été de rendre grace à Dieu et aux soldats colombiens : “Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d’être libre car j’ai beaucoup prié“[...] Et plutôt que d'accuser Dieu de l'injustice cruelle dont elle a été victime, elle a déclaré : "Je voudrais remercier Dieu pour la façon extraordinaire qu'il a d'être présent dans nos vies". Elle s’est ensuite receuillie sur le tarmac de l’aéroport avec son chapelet serré contre son coeur et sa mère et les autres otages agenouillés à ses côtés. Dans la frénésie ambiante ils ont prié 3 Ave et un Gloria avant d’être bénis par un prêtre. Image saisissante qui a fait le tour du monde.

Interrogée par la radio Europe 1 peu avant son départ de Colombie pour la France, Ingrid Betancourt a répondu par l’affirmative lorsqu’on lui a demandé si elle avait été victime de “tortures, vexations et humiliations” pendant les six années et quatre mois de sa détention aux mains des Farc. Dans l’enfer de la jungle, et alors que les politiciens du monde entier s’agitaient en tous sens ou se perdaient en de futiles mondanités, Dieu soutenait l’otage colombien.
Ingrid a assuré que la “spiritualité” l’avait aidée à ne pas “glisser dans l’abîme” face au comportement de ses gêoliers, pour lesquels elle a même eu un mot miséricordieux à sa sortie de l’avion : “J’ai vu le commandant qui pendant des années avait été responsable de nous, et qui en même temps avait été si cruel avec nous. Je l’ai vu au sol, les yeux bandés. Ne croyez pas que j’étais joyeuse, j’ai senti de la pitié pour lui, parce qu’il faut respecter la vie des autres, même s’ils sont vos ennemis“. Sur TF1 elle a assuré que les moments qu’elle avait vécu durant sa captivité “avaient été très durs” jusqu’à ce qu’elle “apprenne à pardonner“. Des sevices qu’elle a subi, Ingrid Betancourt a décidé de ne pas parler : “Lorsque j’ai pris cet hélicoptère et que je me suis élevée au dessus de cette jungle, je me suis dit à moi-même que ces détails sordides ne devaient pas être portés à la connaissance du public“.
Dans une vidéo diffusée en 2003 Ingrid invitait ses proches à “un rendez vous tous les samedis” pour s’unir à elle à la "prière du chapelet". Dans une lettre à sa mère elle confiait que la Bible était son unique luxe et écrivait : “chaque jour je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (…) je me lève en remerciant Dieu (…) Je recommande mes enfants à Dieu afin que la foi les accompagne toujours et qu’ils ne s’écartent jamais de Lui”. Face à la perception de sa propre faiblesse, elle formulait ses doutes “je n’ai plus les mêmes forces, cela m’est très difficile de croire” et le voeu que, malgré tout “Dieu nous vienne en aide, nous guide, nous donne la patience et nous recouvre. Pour toujours et à jamais“.
Dans une lettre adressée à ses enfants en 2005, celle qui est captive depuis 5 ans parlait ainsi de l'éventualité de sa mort : "si je devais mourir aujourd’hui, je partirais satisfaite de la vie, en remerciant Dieu pour mes enfants."

Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid, a confié en 2005 : “J’aime énormément la Vierge. Lorsque Ingrid sera libérée, notre premier voyage sera à Lourdes. Toutes les deux. Je l’ai promis à la Vierge“. Ingrid a confirmé ce soir son intention de se rendre prochainement à Lourdes, mais aussi à la Chapelle Miraculeuse, rue du Bac, à Paris, où la Vierge Marie avait dit en 1830 à Catherine Labouré : “Venez au pied de cet autel. Là les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur“. “j’ai un rendez vous avec la Vierge de la Rue du Bac” a aujourd’hui précisé Ingrid Betancourt à la presse.
Incroyable libération qui met décidément le Ciel bien à l’honneur ! Pour son 150 ème anniversaire, l’Immaculée Conception fait des miracles : Ingrid est vivante, libre, en paix, elle a la foi et elle en témoigne, et devant un tel témoignage, les gesticulations politiciennes et la bataille médiatique des théories fumeuses sur les “dessous de l’affaire” paraissent soudain bien dérisoires !
La Chapelle Miraculeuse. Rome. Lourdes. Souhaitons que le pelerinage d'Ingrid Bétancourt soit un témoignage de foi fécond pour tous les français !
Un dernier mot sur la France.
On a beaucoup parlé ces jours-ci de l'attachement d'Ingrid à la France et il faut relire ses déclarations sur la "douce France" qu'elle considère comme sa propre famille.
Voici ce qu'elle en disait dans la lettre de captivité envoyée à ses enfants en 2005 : "Mon cœur appartient aussi à la France (…). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s’est pas tue. Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenu et consolé.
Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager. (…) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts."
Précisions importantes lues dans la presse récente [le 08/07/08]
Dans une interview au Journal du Dimanche :
- Vous semblez beaucoup plus religieuse qu'avant votre enlèvement...
- "J'étais il y a quelques heures avec mes enfants et mon premier mari et ils m'ont dit: "Arrête de parler de religion, on va croire que tu es devenue une espèce de grenouille de bénitier." Ce n'est pas vrai mais, ce qui est certain, c'est que j'ai une foi immense. Je pense que ma libération est un miracle, je le pense vraiment. J'avais la foi avant mais c'était une foi de rituel. On y croit mais on peut s'en passer. Dans la jungle, je ne pouvais pas m'en passer. Ça a été ma force, puis c'est devenu une présence absolue. Pour moi, c'est une réalité plus que réelle. Comme je vois cette table, et que je la touche."
- C'est une rencontre avec Dieu ?
- "Oui, bien sûr. Pas mystique: je n'ai pas entendu de voix, je n'ai pas vu d'image. Mais j'ai une profonde conviction de son amour."
Ingrid Bétancourt, consacrée au Sacré-Coeur de Jésus !!
Dans une autre interview à paraître dans le magazine "Pèlerin", réalisée hier soir au Sacré-Coeur de Montmartre, elle a expliqué en quoi elle estimait que sa libération était un miracle :
«Le 1er juin, j'écoutais Radio Catholica Mundial et j'apprends que le mois de juin est celui où l'on célèbre le Sacré-Coeur.
Or, la dernière fois que j'ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Coeur»,
«Papa m'avait alors pris la main, avait regardé l'image et demandé : + Sacré-Coeur, prends soin de mon coeur, prends soin de mon enfant+. Aussi, quand j'ai entendu parler du Sacré-Coeur à la radio, j'ai aussitôt tendu l'oreille», explique-t-elle.
«Alors, j'ai fait cette prière : Mon Jésus, je ne t'ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j'ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement +se consacrer au Sacré-Coeur+, mais si tu m'annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi+», poursuit-elle.
«Et le 27 juin, un commandant de la guérilla rentre au campement et nous ordonne de préparer nos affaires, car peut-être l'un d'entre nous va être libéré. Quand il a parlé, j'ai pensé : +Voilà ! Il est au rendez-vous+. Ma libération s'est déroulée de manière très différente, mais le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle», conclut l'ex-otage, qui affirme avoir découvert la Bible en captivité dans la jungle.
Ingrid Bétancourt avait assisté à la messe dominicale, le jour même à l'église Saint Sulpice. Vendredi prochain, elle se rendra à Lourdes pour y passer le week-end avec toute sa famille. Elle a prévu ensuite de se rendre successivement à Rome, et au sanctuaire mexicain de Notre Dame de Guadalupe. Prions pour que cette femme, si médiatique, sache maintenant réaliser sa promesse, et être "toute à Jésus" !
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29.06.2008
Indulgence exceptionnelle !
A l'occasion de l'ordination sacerdotale de l'abbé Stéphane Forbras,
le Cercle des Sentinelles, dans sa grande bonté,
souhaitant mettre en lumière l'aspect exceptionnel et festif de ce grand moment ecclésial,
et inviter toute la Compagnie a entrer dans une véritable semaine de LOUANGE,
accorde l'autorisation EXCEPTONNELLE à toutes les lucioles qui le désireront,
d'utiliser publiquement et sans modération le mot CHOUETTE,
pendant toute l'octave de l'ordination,
c'est-à-dire jusqu'au dimanche 6 juillet, 23h 59.
Fraternel et chouette salut scout !
PJ+, Z.
23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
27.06.2008
"L’ado n’est pas mou, il est juste fatigué !"
C’est ce qu’affirme un groupe de chercheurs australiens suite à une étude achevée récemment.
Lu sur le net :
Santé : Son corps réclamerait neuf heures de sommeil !
C’était donc ça : cet air blasé tout le temps, cette immense lassitude qui les conduit à s’écrouler sur le premier canapé venu, à s’avachir de tout leur long sur le tapis du salon, et ce dos toujours courbé à table, comme si la colonne était trop lourde à redresser… Non, les ados ne sont pas que de grandes larves qui poussent. Ce sont plutôt, assurent des chercheurs australiens, des êtres désynchronisés, vivant, en réalité, dans une sorte de perpétuel décalage horaire. Ce jet lag permanent serait dû à leur horloge interne, affirme cette étude publiée dans la revue spécialisée Journal of Adolescence. Hiboux plutôt que coqs chantants, ces pauvres et molles âmes sont souvent contraintes de se réveiller deux heures et trente minutes plus tôt que leur rythme biologique l’exigerait. Comment se sentir en forme dans de telles conditions ?
Les chercheurs ont passé au crible les emplois du temps de 310 lycéens, en période scolaire et pendant les vacances. Conclusion : dès qu’il n’y a plus cours, les ados dorment facilement neuf heures par nuit. Et ce long sommeil correspondrait à leur rythme de croisière, notent les scientifiques. Mais pour dormir neuf heures, quand on doit se lever tôt pour aller en cours, il faudrait se coucher comme les poules ou comme les minus, ce qu’aucun adolescent ne peut dignement accepter. En conséquence, l’adolescent, toujours fatigué, fait subir à son entourage innocent une très grande mollesse, une irritabilité dont on se passerait volontiers, une tristesse insondable, bref, tous ces états pénibles qui lui collent toujours à la peau.
Pourquoi les adolescents entament-ils systématiquement une séance de tchat, ou une partie de jeu en réseau, ou un programme télé, à l’heure du coucher ? La raison serait hormonale. Et même si, à leur âge, tout semble se résumer à une affaire d’hormones, c’est la faute, en l’occurrence, à la mélatonine. Hormone maîtresse de l’horloge biologique (c’est elle qui signale au corps qu’il est temps de se reposer), la mélatonine, à l’âge de la puberté, n’est libérée que tard le soir. Eux n’y sont donc pour rien. Dès lors, tout devient lumineux. Pour amener un ado à s’endormir plus tôt, il est bon, conseillent les chercheurs, de réduire les sources de lumière et de débrancher télévision et ordinateur au moins une heure avant le moment souhaité du coucher. Tout cela doit l’aider à davantage écouter sa fatigue.
Allez zou, au lit !
16:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.06.2008
Un nouveau prêtre pour notre diocèse !!!


Dimanche 29 juin à 16h00,
en l'église Notre Dame de la Réal,
Son Excellence Monseigneur André Marceau
ordonnera l'abbé Stéphane Forbras,
Prêtre de Notre Seigneur Jésus Christ
pour l'éternité.
C'est pour nous l'occasion de prier spécialement pour lui et de prier encore et toujours le Seigneur pour qu'il fasse naître d'autres vocations de Prêtres pour le service de l'Eglise.
Il nous faut prier pour que ceux que le Seigneur appelle trouvent le courage de répondre oui ; prier pour que leurs familles soient dans la joie d'accueillir une vocation en leur sein; prier pour que notre Eglise se réjouisse toujours de recevoir de Dieu le don de ces Prêtres.
Comme l'écrivait le Pape Jean-Paul II, "l'Église ne pourrait pas, sans prêtre, vivre l'obéissance fondamentale qui est au coeur de son existence et de sa mission dans l'histoire, l'obéissance au commandement de Jésus: «Allez donc, de toutes les nations faites des disciples» (Mt 28,19) et «faites ceci en mémoire de moi» (Lc 22,19; cf. 1 Co 11, 24). C'est-à-dire le commandement d'annoncer l'Évangile et de renouveler chaque jour le sacrifice de son corps donné et de son sang versé pour la vie du monde."
A quelques jours de ce grand moment pour notre diocèse, nous pouvons nous tourner vers Marie, Mère de l'Eglise et Mère des Prêtres afin qu'elle accompagne les débuts du ministère sacerdotal de l'abbé Forbras. La prière qui suit a été écrite par le Serviteur de Dieu et vénéré pape Jean-Paul II, le Grand :
Marie,
reçois ce titre que nous te donnons
pour célébrer ta maternité
et contempler près de toi le Sacerdoce
de ton Fils et de tes fils,
Sainte Mère de Dieu!
Mère du Christ,
tu as donné au Messie Prêtre son corps de chair
par l'onction de l'Esprit Saint
pour le salut des pauvres et des hommes au coeur contrit,
garde les prêtres dans ton coeur et dans l'Église,
Mère du Sauveur!
Mère de la foi,
tu as accompagné au Temple le Fils de l'homme,
accomplissement des promesses faites à nos pères,
confie au Père, pour sa gloire,
les prêtres de ton Fils,
Arche de l'Alliance!
Mère de l'Église,
au Cénacle, parmi les Disciples,
tu priais l'Esprit
pour le Peuple nouveau et ses Pasteurs,
obtiens à l'ordre des prêtres
la plénitude des dons,
Reine des Apôtres!
Mère de Jésus Christ,
tu étais avec Lui au début de sa vie et de sa mission,
tu l'as cherché, Maître parmi la foule,
tu l'as assisté, élevé de terre,
consommé pour le sacrifice unique éternel,
et tu avais près de toi Jean, ton fils,
accueille les appelés du Seigneur,
lors de leurs premiers pas sur leur chemin,
protège leur croissance, accompagne dans la vie et dans le ministère
ceux qui sont tes fils,
Mère des prêtres !
Amen!
13:44 Publié dans Blog, Musique, Textes et prières | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
24.06.2008
Bonnes et mauvaises veillées...
Suite aux deux dernières notes sur nos beaux souvenirs de camps, j'aurais aimé [ allez savoir pourquoi !? ] que les guides qui ont de beaux souvenirs, et celles qui ont une belle plume, puissent nous dire aussi ce qui -selon elles- caractérise une BONNE veillée... ?
Quels sont vos meilleurs souvenirs de veillée ? Quels sont les ingrédients pour une bonne veillée ? Quels sont les ingrédients d'une mauvaise veillée ?

Allez, je commence :
Plutôt que d'une liste d'ingrédients pour une bonne veillée, je pense qu'il vaut mieux parler d'une ALCHIMIE entre plusieurs éléments qui seraient insuffisants seuls, mais qui produisent leur effet lorsqu'ils sont conjugués les uns avec les autres :
- un beau feu, bien alimenté
- une bonne courbe de veillée,
- une bonne entente cordiale, mêlée d'humour entre les participants, et des petites idées gentilles et autres clins d'oeil personnalisés pour entretenir cet esprit,
- des beaux chants bien dirigés, bien chantés par tous sur la même note et avec le même rythme, avec des deuxièmes voix,
- des surprises : un beau costume, un nouveau ban, une nouvelle technique ou un nouveau chant à plusieurs voix, qui montrent que les boute-en-train de patrouille ont préparé à fond avant le camp, et ne se sont pas fichus de nous !
- des sketchs chiadés avec des TECHNIQUES bien maîtrisées et éventuellement mellées les unes aux autres.
- des moments pour mourir de rire,
- des moments EDIFIANTS pour réfléchir, pour rêver, pour croire et espérer,
- du BEAU, du GRAND, du VRAI,
- absolument AUCUNE vulgarité.
- des acteurs et des participants qui renoncent à leur timidité pour se donner à fond dans les sketchs, les jeux et les chants.
- une prière bien préparée, avec une belle méditation,
La bonne veillée, c'est celle qui nous fait admirer de la beauté.
La bonne veillée, c'est celle qui se termine en nous laissant dans une grande paix, avec le grand désir d'aimer et de pardonner à toutes nos soeurs guides, et celui de demeurer avec Dieu, dans le grand silence de la nuit.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Abbé Pierre +
10:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Il était une fois une cheftaine
Cheftaine, il y a cinq cents ans que ce mot, ce même mot a été dit d’une petite fille de France par la vieille Christine de Pisan - et à la fin de ce mois il y aura cinq cents ans que sur un échafaud de Rouen se termina en ce monde l’histoire de la première cheftaine de France.
En ce mois de Notre-Dame qui est bien aussi son mois à elle, Jehanne, puisque tous les grands événements de sa vie s’y sont passés, il me semble que c’est à vous, cheftaines de France, ses sœurs, que je dois dédier ces idées de mai 1931. Car Jeanne est vôtre assurément.(...) Lorsque, le 23 février 1429, quittant Vaucouleurs par la porte de France, la Pucelle partit d’un trot lourd et brutal avec la France et le bon Dieu sur son cheval. Qu’avait-elle à faire, cette petite paysanne de dix-sept ans, plus jeune que la plus jeune cheftaine ? Rendre cœur à la France, pas moins. Lui rendre, lui donner plutôt son unité, qui la délivrerait de l’étranger. Et pour cela, il fallait la refaire jeune, allante, espérante, croyante à elle-même et à son avenir. C’est toujours de l’actualité. [...]
Croire à sa mission de cheftaine, c’est d’abord la considérer non pas comme un sport (...), ni comme une distraction apostolique (...), mais la considérer comme une mission. " J’ai été envoyée de par Dieu, de par tous les benoîts saints et saintes du Paradis " Donc, et ceci est à la base de tout, vous êtes investies d’un rôle surnaturel. Vous êtes envoyées parce que vous avez été appelées, mais aussi parce que vous vous êtes offertes, donc données, et plaise à Dieu que le don soit sans repentance ! Un bonne cheftaine ne réussit pas partout, ni toujours, ni avec tous ses louveteaux(...).
Alors, c’est parfois l’envie folle de tout lâcher (...): j’ai été bien folle de sacrifier mes plus belles années pour de tels résultats. Vivement, rattrapons-nous et faisons comme les autres. L’échec de Jeanne a été autrement tragique. Or, (...) le jour venu de l’infâme bûcher elle ne renia pas ses voix divines: " Mes voix étaient bonnes, mes voix étaient de Dieu, mes voix ne m’ont point trompées ". Jusque sur l’échafaud, elle croyait encore à sa Mission, et elle avait raison, car le sacrifice suprême en était la consécration et le couronnement. " ...Et je vous jure bien, moi, qu’à votre dernier jour, vous pourrez dire des voix qui vous ont poussées à vous dévouer et à vous donner - tout entières, s’il le faut - au service du Christ en vos garçons - que ces voix aussi étaient bonnes, qu’elles venaient de Dieu, et qu’elles ne vous ont point trompées. "
Père Jacques Sevin, 15 mai 1931, le Chef N° 83."
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21.06.2008
Le camp, pour une cheftaine...

C’est le 2, 3, 4, 5ème camps pour certaines d’entre nous et pour d’autres le premier au sein de la maîtrise. Mais pour chacune ce n’est pas de compter le nombre de camps effectués qui importe, mais c’est plutôt :
La joie que nous avons de voir les guides heureuses à travers les jeux dans lesquels parfois elles sont méconnaissables tant elles sont dans l’esprit scout ; il y a aussi les veillées pendant lesquelles nous voyons vos doux visages rougis par le feu et vos regards qui s’évanouissent dans les braises rouge sang. Les veillées ! Oui se sont les moments où l’on voit nos « Petites guidouilles » se transformer grâce aux rôles qu’elles incarnent et qui deviennent en un instant des « Grandes guides » !
C’est aussi pour nous la joie de voir entre elles des liens d’amitié se renforcer !! Nous voyons aussi la magnifique alliance et union que forment les patrouilles, que se soit dans la joie, la fatigue ou les difficultés…. qu’elles essayent d’ailleurs de dépasser au mieux malgré le caractère de chacune. Parfois, cela provoque des « coups de gueule » et qui se terminent en général par des pleurs, des rires nerveux et enfin des embrassades fraternelles et des pardons sincères! Elles se quitteront d’ailleurs avec des larmes de joie car les moments exceptionnels qu’elles ont partagés ensemble resteront gravés dans leurs cœurs à tout jamais. Puis il y a la tristesse de se quitter car le camp est passé trop vite et c’est déjà terminé.
Après, en tant que cheftaines c’est l’occasion d’appréhender des sentiments que nous ignorons dans la vie !!!! C’est le stress qu’une épidémie n’envahisse le camp et que vous soyez toutes dans le fond de vos duvets ; c’est aussi le stress qu’une d’entre vous ne se blesse gravement ; l’inquiétude intense d’une guide qui est en excursion, à l’hôpital, la méfiance à l’encontre de gens bizarres qui rodent autour du camp avec la peur qu’elles ne touchent un cheveu de nos guides…nous serions alors capable de brandir hache, batte de Base Ball, et tout instrument contondant pour protéger nos guides de tout danger ! Il y a aussi les coups durs car parfois nous nous retrouvons pauvres et misérables en comparaison avec tout ce que le Seigneur nous donne à travers vous. Ajouter à cela la fatigue et parfois des quiproquos entre cheftaines. Nous aussi nous pleurons et alors Messire l’Aumônier vient consoler nos pauvres cœurs de cheftaines pour nous remonter le moral dans le Christ, toujours avec beaucoup de douceur tel un grand frère !!
Il ne faut pas oublier les moments de grandes « poilades » avec les apéros interminables et la tradition du café des CP qui est nécessaire pour elles afin de vider leurs sacs et de prendre aussi quelques conseils et un peu de force pour affronter les tensions en patrouille. Nous avons aussi les moments sympas et inattendus quand on se demande ce qu’il y a au fond de nos gamelles durant le concours cuisine, des installes qui brûlent ou qui tombent et ces rassemblements où l’on ne sait pas quoi dire car il est tôt et il faut émerger après une préparation nocturne du grand jeu afin qu’il soit sans défaut pour nos guides parfaites !! Ils sont interminables, c’est vrai ! Mais nous sommes tellement heureuses de pouvoir vous retrouver le matin après une nuit rude et pluvieuse.
Le camp, c’est aussi l’occasion, de parler, de se connaître en vérité, de gagner la confiance de certaines d’entre vous qui ont peur de la vie, des adultes, de s’abandonner et d’Aimer !! C’est donc sur nos épaules de gradées que vous trouverez un creux pour poser vos joues humidifiées par des larmes de tristesse, de peine et de colère ! C’est dans ces creux que vos chers visages d’enfant innocent pourront trouver réconfort quand vous en aurez besoin.
Le camp c’est surtout….oui c’est surtout, comme disait une guide un jour, « 35 cœurs qui battent à l’unissons » !! Oui, 35 cœurs qui ne font qu’un en Lui. Lui, notre lien ; Lui présent quand deux sont réunis en son nom ; Lui dans lequel nous essayons de remettre ces 35 cœurs en union avec le sien le soir de Consécration ; Lui vers lequel nous marchons en direction de l’Autel Céleste pour essayer d’être en union intime et parfaite avec Lui, que ce soit dans les bois humides à l’aube d’un jour d’été ou sous le soleil couchant qui nous éclaire d’un rouge sang. C’est dans Son Cœur que nous confions chacune de nos filles, comme si pendant le camp Il nous avait donné la mission toute particulière de veiller encore plus sur elles pour les mener vers Lui, la source de la Miséricorde Divine.
Et puis, à la fin du camp, nous les voyons partir mais tellement grandies …oui, grandies en humilité, en charité et spirituellement j’ose dire !!! Et alors on ne peut s’empêcher de poser un regard sur elles, aimant, si aimant, rempli de douceur… Ce qui nous rends d’ailleurs parfois les yeux humides car nous sommes tristes de les voir s’en retourner chez elles !! Ce regard n’est pas celui d’une simple amie, ni d’une cheftaine mais plutôt d’une maman qui voit son enfant qui a grandi et qui quitte le nid familial ! Mais on est tellement heureuse de voir sur leurs visages d’enfant la joie de 15 jours passés dans les bois ! Alors humblement et secrètement en pleurant, on implore Jésus de protéger chacune d’entre elles en les gardant dans le creux de son cœur. C’est alors que pour nous l’année s’achève mais notre service perdure. Il est le commencement pour chacune d’entre nous d’une intense veille pour vous toutes dans la prière silencieuse des deux mois qui nous séparent de la rentrée.
Une cheftaine qui veille.
Réponse au texte de la guide...
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19.06.2008
Le camp, pour une guide...

Le camp .... le but de toute une année.
Le premier pour certaines... et le dernier pour d'autres.
Mais pour nous toutes, le camp...
la joie d'une première veillée; et les larmes de la dernière;
les interminables rassos où les "Quoi plus ?" remplacent les mots;
les installations où les liens, plus que la ficelle se nouent;
les heureuses siestes où les CP nous abandonnent pour le café quotidien;
la Sainte Messe du jour sous la pluie, sous le soleil;
les soirs si beaux, si clairs, d'adoration;
les sourires et les pleurs, le nutella et le diner jamais près à l'heure;
le grand jeu, les grandes joies;
l'aventure de partir ainsi avec cette petite famille qu'est la patrouille sur des chemins inconnus;
la confiance de l'une à l'autre, la prière qui nous unit;
les cheftaines qui veillent, l'Aumonier toujours là au moindre soucis;
les chants et puis cette dernière chanson que nous chanterons toutes à l'unisson pour dire tout simplement ... merci.
Et partout.. au coin prière comme à l'Autel, à tout les détours du chemin, et au plus profond de tout nos coeurs, Jésus.
Le camp, c'est pas un lieu pas un moment,
ça n'a ni fin ni commencement,
le camp c'est toute une vie où plusieurs coeurs battent à l'unisson.
Une guide de la VIième Perpi
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16.06.2008
JMJ 2008

Tout le monde n'ayant pas la chance de participer au Camp d'été de la IVième Perpi, certains jeunes ses retrouveront cette année pour la 23ième JMJ à Sydney. Quelques explications...
La Journée Mondiale de la Jeunesse est née d'une intuition du Pape Jean-Paul II. En 1983, lors du Jubilé spécial qu'il avait décrété, le Pape a convoqué les jeunes du monde entier à Rome le dimanche des rameaux. Puis, devant le succès de cette journée, elle fut à nouveau célébrée en 1984.
Le Pape a décidé en 1985 d'étendre à toute l'Eglise cette fête des jeunes. Désormais, la Journée Mondiale de la Jeunesse est célébrée autour d'un thème différent chaque année dans les diocèses. Tous les deux ans, la JMJ prend la forme d'un grand rassemblement international de plusieurs jours.
Voici les différentes JMJ célébrées depuis :
1986 : Ière JMJ - " Soyez toujours prêts à vous défendre contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous." (1 Pierre 3,15)
1987 : IIe JMJ - Buenos-Aires, Argentine "Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru." (1. Jn 4,16)
1988 : IIIe JMJ - "Tout ce qu’il vous dira, faites-le." (Jn 2,5)
1989 : IVe JMJ - Saint-Jacques de Compostelle, Espagne . "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." (Jn 14,6)
1990 : Ve JMJ - "Je suis la vigne, vous, les sarments." (Jn 15,5)
1991 : VIe JMJ - Czestochowa, Pologne . "Vous avez reçu un Esprit de fils adoptifs." (Rm 8,15)
1992 : VIIe JMJ - "Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création." (Mc 16,15)
1993 : VIIIe JMJ - Denver, USA "Moi, je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l'ayez en abondance" (Jn 10,10)
1994 : IXe JMJ - "Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie." (Jn 20,21)
1995 : Xe JMJ - Manille, Philippines . "Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie." (Jn 20,21)
1996 : XIe JMJ - "Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle." (Jn 6,68)
1997 : XIIe JMJ - Paris, France "Maître, où demeures-tu ? Venez et voyez !" (Jn 1,38-39)
1998 : XIIIe JMJ - "L’Esprit Saint vous enseignera tout." (Jn 14,26)
1999 : XIVe JMJ - "Le Père vous aime." (Jn 16,27)
2000 : XVe JMJ - Rome, Italie "Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous." (Jn 1,14)
2001 : XVIe JMJ - "Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive." (Lc 9,23)
2002 : XVIIe JMJ - Toronto, Canada . "Vous êtes le sel de la terre … Vous êtes la lumière du monde." (Mt 5,13-14)
2003 : XVIIIe JMJ - "Voici ta Mère." (Jn 19,27)
2004 : XIXe JMJ - "Nous voulons voir Jésus." (Jn 12,21)
2005 : XXe JMJ - Cologne, Allemagne "Nous sommes venus L’adorer." (Mt 2,2)
2007 : XXIe JMJ - " Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres." (Jn 13,34)
2008 : XXIIe JMJ - Sydney, Australie "Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins" (Ac 1,8).
Cette année c'est en Australie que le Pape rencontrera des jeunes du monde entier. Le thème retenu est celui de la force reçue de l'Esprit Saint nous permettant de devenir témoin du Christ Ressuscité.
Même si nous ne ferons pas le voyage, nous pouvons méditer cette parole du Pape adressée aux Jeunes du monde entier :
"Je sais bien toute l’estime et tout l’amour envers Jésus que vous, les jeunes, vous portez dans votre cœur et combien vous désirez Le rencontrer et parler avec Lui. Rappelez-vous donc que c’est précisément la présence de l’Esprit en nous qui atteste, qui constitue et qui construit notre personne sur la Personne même de Jésus crucifié et ressuscité. Devenons donc familiers de l'Esprit Saint pour l’être aussi de Jésus."

12:05 Publié dans Textes et prières, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.06.2008
Les photos du baptême d'Inès...
... sont arrivées ! Et elles sont disponibles ici sur ce blog [clic].
18:56 Publié dans Rapports d'activités, Textes et prières | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
31.05.2008
Un chant nouveau pour le Seigneur !
Chères guides,
j'aimerais beaucoup que la compagnie apprenne à chanter la Prière du Père Léonce de Grandmaison qui est vraiment magnifique, et qui correspond particulièrement bien à la spiritualité du scoutisme. J'en mets une version à écouter ci-dessous, avant de la peaufiner avec vous au grand camp d'été. Fraternel salut scout,
Ab Pierre +
Voici les paroles :
R/ Sainte Marie, mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant :
Pur et transparent comme une source,
O Marie mère de Dieu ! Mère de Dieu !
1. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses,
Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, fidèle et généreux,
Qui n’oublie aucun bien, et ne tienne rancune d’aucun mal.
2. Faites moi un cœur doux et humble, aimant sans espérer de retour
joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.
3. Un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme
Qu’aucune indifférence ne lasse
Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus Christ, blessé de son amour,
Et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.
[Partitions disponible sur demande à l'aumônier]
11:01 Publié dans Musique, Textes et prières | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.05.2008
Neuvaine préparatoire au baptême d'Inès

Chères Guides,
le dimanche 8 juin prochain, Inès H sera baptisée au cours de la Messe de fin de WE à 17h 30 à Saint-Joseph.
C'est une joie et un honneur pour toute la Compagnie puisque c'est grâce aux guides qu'Inès a pu demander et préparer jusqu'au bout ce grand événement qu'est le sacrement du baptême.
Si je ne m'abuse, c'est aussi la première guide qui prépare et reçoit le baptême à la Compagnie. Oeuvrons pour qu'elle soit aussi la première d'une longue série de petites soeurs !!!
A la demande de sa marraine Armelle, et de notre chère Cheftaine de Compagnie, je vous propose de télécharger ici le texte de la neuvaine préparatoire qu'on pourra réciter chaque jour pour Inès, du vendredi 30 mai jusqu'au samedi 7 juin [clic !].
Les neuvaines rappellent les 9 jours que les apôtres ont passé à prier avec la Vierge Marie dans Cénacle avant de recevoir l'Esprit Saint de la Pentecôte. Soyons tous bien unis ces jours-ci pour entourer Inès de notre prière fervente. Et qu'elle soit sainte, et nous avec !!
Vive Jésus ! Vive la IVième Perpi !
Abbé Pierre + Z.
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Messe Vendredi pour la fête du Sacré Coeur
Vendredi 30 Mai, jour de la Solennité du Sacré Coeur,
la Grand'Messe sera célébrée à 18h30 à Saint Joseph.
La Compagnie IV Perpignan Sainte-Claire étant consacré au Coeur Sacré de Jésus
depuis le camp de juillet 2007,
toutes les guides sont très vivement invitées à s'y rendre,
ou encore à participer à toute autre messe célébrée ce même jour à un autre endroit.
Le port de l'uniforme est facultatif.
FSS
17:17 Publié dans Textes et prières | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
30 Mai : Fête de Jehanne d'Arc
Cette année, la fête de Jehanne la Lorraine coïncide avec la Solennité du Sacré Coeur...
Un signe pour la Compagnie !!!


Il fallait en avoir, de l'Espérance, pour nommer la Pucelle, généralissime des armées du Roy ! C'est l'Espérance du peuple inventeur de la Cathédrale et instigateur de la Croisade ! Rien ne sera perdu tant qu'il y aura encore, en France, des hommes de cette trempe, pour croire contre toute attente, que Dieu exauce toujours ceux qui espèrent en lui !Soeurs guides, c'est avec une telle Espérance, que sur notre honneur et avec la grâce de Dieu, nous redonneront vie à la Fille aînée de l'Eglise !
Car "les hommes d'armes combattront, mais c'est DIEU qui donnera la victoire !"
Commençons ce combat dès aujourd'hui, en suivant ce simple conseil qu'adressait l'archange Saint Michel à la bergère de Domrémy à 13 ans : "Sois bonne en toute chose !"
Et que Dieu sauve le Royaume de France !!!

Tonnez, canons ! Battez, tambours !
Et vous cloches des cathédrales,
Ébranlez-vous comme aux grands jours !
En ce moment la France tout entière
Est debout, est debout avec ses enfants
Pour saluer comme nous la bannière
De la Pucelle d'Orléans!
R/ Etendard de la délivrance,
À la victoire il mena nos aïeux!
À leurs enfants il prêche l'espérance.
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Fils de ces preux, chantons comme eux, chantons comme eux :
Vive Jeanne ! Vive la France !
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23.05.2008
News de Prades
Plusieurs guides de HP avaient généreusement accepté cette année d'offrir leur carême pour la progression de filles de l'Aumônerie de Prades.
Votre prière a porté des fruits, et nous avons eu la joie de célébrer dimanche dernier 2 baptêmes et 4 confirmations de lycéens de Prades parmi lesquels 3 filles qui avaient été confiées personnellement à des guides de la Compagnie.
Je vous adresse leurs remerciements, et invite celles que cela intéresse à jeter un coup d'oeil sur l'album photo de cet événement. FSS,
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